Pour Lire et Ecrire, la « Journée internationale de l'alphabétisation » de ce 8 septembre marquera le lancement d’une grande campagne de sensibilisation coordonnée par Lire et Ecrire Communauté française.
Quand on ne sait pas lire et écrire, s’inscrire en formation demande une sacrée dose de courage et de ténacité ! Tous les analphabètes vous le diront, les obstacles à franchir sont nombreux.
Mais le plus difficile c’est d’oser pousser les portes d’endroits nouveaux sans savoir comment vous serez accueilli : les services d’orientation qui, peut-être, ne comprendront pas votre situation, les bus que vous devez prendre sans être sûr d’arriver à bon port, les garderies où vous devez trouver une place pour votre enfant, les centres d’alpha où vous avez peur de revivre vos échecs scolaires et enfin et surtoutle regard négatif que la société porte sur vous, « un incapable ! un fainéant ! »
Action dans les gares et le métro
Pour interpeller le grand public sur cette question « des difficultés d’accès à la formation » et lui faire comprendre que les aplanir est du ressort de chacun d’entre nous, les différentes équipes de Lire et Ecrire se mobiliseront le matin du 8 septembre dans les principales gares de Wallonie et dans le métro à Bruxelles pour distribuer sous forme de cartes postales et d’affiches les deux visuels de cette campagne.
La première phase de la campagne
« L’École en Questions » (à laquelle participe Lire et Ecrire)
est terminée.
La deuxième consiste à rassembler tous les faits, les récits, les
avis et les propositions.
Ainsi, les comptes-rendus des différentes animations sur l’école
sont désormais disponibles, de même que
les résultats de l’enquêtre sur la perception de l’école et les
quatre courts-métrages sur les questions
principales de la campagne.
Enfin, en août 2010, aura lieu une conférence citoyenne chargée
d’identifier les convergences et divergences
à la suite des rencontres en régions.
Version intégrale de la carte blanche, parue dans Le Soir du 26 mai 2010, signée par un collectif de signataires pour le Conseil d'Éducation permanente.
Les appels à ne pas aller voter en juin prochain se multiplient sur le Net. De nouveaux groupes d’opinions se créent sur Facebook contre « les politiques qui se moquent de nous ». Une personnalité connue et respectée en Flandre, comme le chanteur Stijn Meuris publie une carte blanche dans De Standaard en forme de pavé dans la mare. « Cette fois, annonce-t-il en substance, alors que moi aussi, jusqu’il y a peu j’aurais qualifié ce type de réaction d’antipolitique, de négativiste ou de fataliste, moi non plus, je n’irai pas voter ». Et de préciser qu’il ne sera pas le seul. Circonstance aggravante à ses yeux : ceux qui se détourneront des urnes de juin 2010, ce ne sont pas uniquement les « suspects habituels », les anti- ou contre-tout, les poujadistes, les extrémistes de tout bord, les râleurs professionnels ou les paumés, mais, prédit-il, un segment de la population de gens actifs, voire impliqués, de personnes qui font l’effort de s’informer et qui possèdent un vaste réseau social autour d’eux.
S’il nous paraît contreproductif et dangereux, reconnaissons à ce propos qu’il s’inscrit de plein droit dans le débat démocratique public.
On rappellera d’entrée ici que se dérober à l’obligation de vote est non seulement punissable par la loi, mais ne permet en rien de peser sur la réalité politique que l’on critique : même en cas d’abstention massive, celle-ci n’influera pas sur les formules de majorités envisageables à l’issue du scrutin, ni sur le programme de gouvernement que la coalition qui sortira des négociations postélectorales se donnera. Pour prix du signal symbolique que l’on veut envoyer au personnel politique, on risque d’affaiblir un peu plus encore le crédit du et de la politique, et on ouvre la voie à ceux, les formations d’extrême droite au premier chef, qui rêvent de s’attaquer aux institutions du pays.
Certes, la crise de confiance à l’égard du personnel politique est réelle, concrète, palpable : elle affleure dans les propos ou dans les silences, dans le désintérêt, dans le ras-le-bol… Elle est en partie – mais en partie seulement – attribuable aux représentants politiques, quoique – l’honnêteté intellectuelle impose cette « nuance » – à des degrés divers d’une formation, voire d’une personnalité, à l’autre selon l’analyse personnelle que l’on fait.
Les analyses et études réalisées par Lire et Ecrire ont toutes
comme point de départ les problématiques de l’analphabétisme et de
l’alphabétisation des adultes et ont toutes comme enjeux de soutenir la
réalisation des objectifs de l’association, soit « que toute
personne qui le souhaite puisse trouver, près de chez elle, une
alphabétisation de qualité, répondant à ses besoins » mais
aussi « qu’un jour, il n’y ait plus
d’analphabètes ».
En Communauté française, les problématiques de
l’analphabétisme et l’alphabétisation des adultes ne font pas ou très
peu partie des champs de recherche du secteur formel. Ces
problématiques ont dès lors été mises en avant et sont étudiées et
analysées quasi exclusivement par le secteur associatif, dont
Lire et Ecrire.
La participation à la réalisation des études de l’ensemble des acteurs
de l’alphabétisation et plus particulièrement des apprenants et des
formateurs, dont les bénévoles, est également un enjeu important. Elle
garantit l’exploitation par ces personnes des résultats des études et
concourt au développement d’une certaine formalisation des pratiques et
des questionnements nécessaires pour qui veut exercer son esprit
critique, innover et mettre en place des stratégies de changements.
Si toutes nos analyses et études se situent dans le champ de
l’alphabétisation, ce champ est large et nos analyses et études
traitent de nombreuses thématiques.
Elles portent sur la compréhension et la prévention de
l’analphabétisme, sur les politiques et sur les pratiques
d’alphabétisation.
La 4e édition du guide « Questions sur l'alphabétisation » de Lire et Ecrire
vient de paraitre.
Il a été entièrement revu et corrigé suite aux remarques et nouvelles questions transmises par ses
lecteurs et utilisateurs.
Il a pour objectif d'apporter une première réponse aux questions les plus fréquemment posées.
Il est ainsi destiné à toutes les personnes intéressées.
Et donc aussi aux personnes susceptibles de rencontrer, dans le cadre professionnel,
des personnes analphabètes ou illettrées.
Son ambition est d'aider ces « personnes-relais » à mieux comprendre la problématique
et à renseigner au mieux tous ceux qui sont à la recherche d'une formation d'alphabétisation.
De plus, il est gratuit !
Pour le commander :
Lire et Ecrire Communauté française
rue Charles VI, 12 – 1210 Saint-Josse-ten-Noode
Tél. : 02 502 72 01 – Fax : 02 502 85 56
ou
Centre de documentation du Collectif Alpha
rue de Rome, 12 – 1060 Bruxelles
Tél. : 02 503 09 25 – Fax : 02 539 27 44
Dans ce vade-mecum, vous trouverez principalement des articles
du Journal de l’alpha. En effet, depuis 25 ans, Lire et Ecrire édite le
Journal de l’alpha avec deux objectifs principaux : susciter
des réflexions sur des thèmes pédagogiques et politiques liés à
l’alphabétisation et favoriser les échanges de pratiques. Très riche,
la collection du JA rassemble désormais 170 numéros. Mis bout à bout,
ces textes constituent une somme impressionnante de savoirs et
d’expériences qui illustrent les orientations de Lire et Ecrire.
Pourtant, cette multitude d’informations est souvent peu
exploitée car mal connue et peu accessible. Il nous a donc paru utile
de sélectionner les textes les plus fondamentaux de cette collection
pour les mettre à la disposition des formateurs, des accueillants, du
personnel administratif ou de toute autre personne intéressée par la
problématique de l’alphabétisation. Cette réflexion a abouti à la
réalisation de ce nouveau vade-mecum.